Pôle de compétitivité : Atouts et implications

pôle de compétitivité

L’expression « pôle de compétitivité » est utilisée pour désigner la réunion des établissements de formation, des centres de recherche et des entreprises dans une zone géographique pour travailler sur une même thématique. Aussi dénommé « cluster » ou « grappe industrielle », le pôle est mis en place par l’État pour favoriser le développement industriel.

Caractéristiques essentielles d’un pôle de compétitivité

La loi de finances 2005 définit le pôle de compétitivité comme « le regroupement sur un même territoire d’entreprises, d’établissements d’enseignement supérieur et d’organismes de recherche publics ou privés qui ont vocation à travailler en synergie pour mettre en œuvre des projets de développement économique pour l’innovation ».

Ainsi, les pôles de compétitivité ont pour rôles de promouvoir la création d’emplois, de combattre la délocalisation et de permettre à l’économie nationale d’être plus compétitive. Ils permettent également de créer une relation étroite entre les structures de recherche privées et publiques. De nombreuses aides sont reçues par les pôles de compétitivité de la part de l’État.

Il s’agit notamment des allègements de charges, des crédits d’intervention nécessaires au soutien des projets de recherche-développement et des interventions préférentielles provenant de divers organismes. Par conséquent, les pôles de compétitivité ont un régime fiscal particulier. Il est aussi fréquent que les projets des pôles de compétitivité soient cofinancés par les collectivités locales et l’État, d’où l’intérêt de connaître leur fonctionnement.

Pôle de compétitivité : Fonctionnement

Les pôles de compétitivité peuvent être subdivisés en trois catégories à savoir les pôles nationaux, les pôles à vocation mondiale et les pôles mondiaux. Leurs projets de recherche concernent les domaines tels que l’aéronautique, la biotechnologie, l’automobile, l’écotechnologie et la nanotechnologie. Chaque pôle de compétitivité est composé de membres dont le nombre va de 100 jusqu’à plus de 1000.

Ces membres sont répartis entre les centres de formation, les laboratoires de recherche, les grandes entreprises, les entreprises de taille intermédiaire (ETI) ainsi que les petites et moyennes entreprises (PME). De 2014 à 2020, les pôles de compétitivité sont passés de 71 à 55 en France. Cette réduction de leur nombre est due à la rigueur exigée par les comités compétents qui les supervisent dans la gestion des projets de recherche collaborative.

Les pôles de compétitivité et les projets de recherche collaborative

Dans un projet de recherche collaborative, les organismes publics s’associent à une ou plusieurs sociétés pour mettre au point une innovation technologique. Cette dernière consiste à améliorer un procédé existant, essayer une technologie dans un domaine nouveau ou concevoir un nouveau procédé. Le projet de recherche collaborative est financé par les privés, les collectivités territoriales et l’État. Ces différents acteurs s’entendent à travers un accord de consortium pour répartir les bénéfices qui jailliraient dudit projet.

Pour connaître les différents pôles de compétitivité, il faut recourir à l’annuaire des pôles et effectuer la recherche par mot clé, par ordre alphabétique, par région ou par domaine d’intervention. Dans ce même ordre d’idées, pour un pôle donné, il est possible de voir sa position géographique grâce à la carte interactive sur laquelle sont affichés tous les pôles.

Il faut retenir qu’un pôle de compétitivité est un système organisé par l’État afin de faire face à la concurrence internationale en matière d’innovation technologique.

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